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Fin de support d’Office 2021 : le compte à rebours d’octobre 2026 est lancé !

Fin de support pour Officze 2021

Si vous gérez un parc informatique — ou même simplement les PC de votre entourage —, vous avez sans doute encore en mémoire le grand ménage de l’automne dernier. En octobre 2025, Microsoft tirait définitivement le rideau sur les versions 2016 et 2019 de sa célèbre suite bureautique.

Eh bien, pas le temps de souffler : le rouleau compresseur de Redmond continue sa route. C’est désormais au tour d’Office 2021 (et de sa déclinaison commerciale Office LTSC 2021) de voir sa date de péremption approcher à grands pas. Le couperet tombera le 13 octobre 2026. Après cette date, cette génération de licence perpétuelle passera officiellement à la trappe.

Alors, faut-il céder à la panique ? Absolument pas. Vos logiciels ne vont pas s’autodétruire le lendemain matin. En revanche, entre la gestion des budgets, la compatibilité des fichiers critiques et les habitudes des utilisateurs, une migration logicielle ne s’improvise pas en un week-end. Avec l’été qui profile et le traditionnel rush de la rentrée qui suivra, c’est maintenant qu’il faut anticiper.

Voici un tour d’horizon des risques réels, de la méthode pour auditer votre parc et des options qui s’offrent à vous pour négocier ce virage en toute sérénité.

1. Fin de support : quels sont les risques réels après le 13 octobre 2026 ?

Soyons clairs : le 14 octobre 2026, vos utilisateurs pourront toujours ouvrir Word, lancer des calculs complexes sur Excel ou projeter un PowerPoint. La suite logicielle ne va pas se verrouiller par magie. En revanche, maintenir ce pack en production va rapidement devenir un sport à haut risque pour votre infrastructure. Voici pourquoi.

🛡️ Le volet sécurité : le paradis des failles « Zero-Day »

C’est le nerf de la guerre. À partir de cette date fatidique, Microsoft ne développera et ne déploiera plus aucun correctif de sécurité pour Office 2021.

Dans le monde de l’administration système, on sait à quel point les fichiers bureautiques sont des vecteurs d’attaque privilégiés (macros malveillantes, exploits liés à l’exécution de code à distance…). Si une nouvelle vulnérabilité critique est découverte après octobre 2026, elle restera ouverte à tout jamais. Un simple document Excel piégé ou un faux devis au format Word reçu par mail pourrait devenir la porte d’entrée idéale pour un ransomware au sein de votre réseau.

🛑 Pas de rattrapage : l’absence de support étendu

Sur les anciennes versions (comme Office 2016 ou 2019), Microsoft laissait parfois une bouée de sauvetage via une période de « support étendu » ou des programmes spécifiques (parfois payants) pour étirer la durée de vie des licences.

Pour la génération 2021, la politique est devenue beaucoup plus stricte : le cycle de vie est réduit à 5 ans au total, sans aucune extension possible. C’est un arrêt net, définitif, et sans sursis.

🪦 Le cas Microsoft Publisher : une disparition totale

C’est la particularité de cette échéance de 2026, et c’est un point de vigilance si vous avez des services administratifs, RH ou communication qui aiment « faire de la mise en page à l’ancienne ». Microsoft a décidé d’enterrer définitivement Microsoft Publisher. 🪦

Le problème va d’ailleurs bien au-delà des licences perpétuelles :

  • Pour Office 2021 / LTSC, le logiciel ne recevra plus aucun correctif.
  • Pour les abonnés Microsoft 365, Publisher sera carrément supprimé et retiré de la suite. Les utilisateurs ne pourront même plus ouvrir ou modifier leurs anciens fichiers .pub.

Si votre parc héberge des dizaines de plaquettes ou de modèles de documents sous ce format, il est urgent de planifier leur conversion (en PDF ou vers d’autres outils de PAO) avant que l’accès ne devienne un casse-tête.

🏠 Et pour les particuliers ?

Si vous utilisez Office 2021 à la maison pour vos besoins personnels, vous vous dites peut-être que ce calendrier de fin de support ne concerne que les grandes entreprises et les administrateurs système. C’est une erreur qui peut coûter cher.

Certes, votre « chantier de migration » sera beaucoup plus simple : pas de parc de 200 machines à gérer ni de serveurs à configurer. En revanche, le danger lié à la sécurité est exactement le même. Les cybercriminels savent pertinemment que les ordinateurs des particuliers sont rarement surveillés par un pare-feu d’entreprise ou une équipe de sécurité informatique. Après octobre 2026, un simple mail de phishing bien tourné, contenant une fausse facture ou une fausse relance de colis au format Word, suffira à infecter votre PC si votre suite bureautique n’est plus mise à jour. Vos photos de famille, vos documents administratifs ou vos accès bancaires sont autant de cibles.

Pour vous aussi, il va falloir vous positionner. Inutile de vous ruiner dans un abonnement mensuel si vous n’utilisez Word qu’une fois par mois. C’est l’occasion parfaite de vous tourner vers des alternatives gratuites et ultra-visuelles comme OnlyOffice (en version Desktop) ou LibreOffice. Elles feront exactement le même travail, la sécurité en plus, et le coût en moins.

2. Cartographier et auditer son parc : la phase « Tech »

Avant de commander de nouvelles licences ou de foncer tête baissée vers le cloud, il faut savoir d’où l’on part. Dans un parc informatique, il y a toujours des versions d’Office « clandestines » qui traînent : un PC oublié au fond de l’atelier, un ordinateur portable de direction jamais réinstallé, ou une installation manuelle faite à la va-vite. C’est le moment de mener l’enquête. ( et ce n’est pas peu dire! Vous allez découvrir des choses… )

🔍 L’inventaire : traquer l’Office 2021 isolé

Pour éviter les mauvaises surprises le jour J, vous devez obtenir une liste exhaustive des machines qui font tourner Office 2021. Plusieurs méthodes s’offrent à vous selon la taille de votre infrastructure :

  • Via vos outils d’inventaire (GLPI / OCS Inventory, Inventory Plus…) : C’est la méthode la plus simple. Une requête rapide sur la chaîne de caractères « Microsoft Office 2021 » ou « Office LTSC » dans votre base de logiciels vous sortira instantanément la liste des postes concernés.
  • Via un script (PowerShell) : Si vous n’avez pas d’outil centralisé, un petit script PowerShell déployé sur le parc peut interroger le registre Windows pour remonter la version installée. On peut aller chercher l’information directement dans la clé : HKLM:\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Uninstall

Exemple de script :

Bash
# =========================================================================================
# Script : Audit_Office_2021.ps1
# Description : Scanne le registre Windows à la recherche d'installations d'Office 2021 / LTSC
# Auteur : Le Routard IT
# =========================================================================================

# 1. Définition des chemins de registre à analyser (32-bit et 64-bit)
$RegPaths = @(
    "HKLM:\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Uninstall\*",
    "HKLM:\SOFTWARE\Wow6432Node\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Uninstall\*"
)

# 2. Collecte de toutes les applications installées
$InstalledApps = Get-ItemProperty $RegPaths -ErrorAction SilentlyContinue

# 3. Filtrage spécifique sur Microsoft Office 2021 ou LTSC 2021
$Office2021Result = $InstalledApps | Where-Object {
    ($_.DisplayName -like "*Microsoft Office*2021*") -or 
    ($_.DisplayName -like "*Office LTSC*2021*")
} | Select-Object DisplayName, DisplayVersion, InstallDate, Publisher

# 4. Traitement du résultat
if ($Office2021Result) {
    Write-Host "[⚠️ ALERTE] Office 2021 a été détecté sur cette machine !" -ForegroundColor Yellow
    $Office2021Result | Format-Table -AutoSize

    # Optionnel : Export des données en CSV pour centralisation
    $ExportPath = "$env:USERPROFILE\Desktop\Audit_Office_2021.csv"
    $Office2021Result | Export-Csv -Path $ExportPath -NoTypeInformation -Encoding UTF8
    Write-Host "[💾 INFO] Les détails ont été exportés sur le bureau : $ExportPath" -ForegroundColor Green
} else {
    Write-Host "[✅ RAS] Aucune version d'Office 2021 détectée sur ce poste." -ForegroundColor Green
}

l’idéal est de pousser ce script via GPO au démarrage du PC et de modifier la ligne $ExportPath pour pointer vers un partage réseau caché (ex: \\Serveur\Inventaire$\ en ajoutant $env:COMPUTERNAME). Ainsi, toutes les machines du parc viennent y déposer leur statut en quelques secondes.

  • Via les GPO (Stratégies de groupe) : Vous pouvez utiliser les requêtes WMI au niveau de vos GPO pour cibler spécifiquement les machines équipées d’Office 2021 afin de leur appliquer un script de notification ou préparer le terrain pour la suite. Attention, le pc oublié dans le placard de la direction depuis deux ans, passera au travers de ces méthodes, d’où la nécessité de mener l’enquête de terrain.

⚠️ Le point de friction: l’audit des macros VBA

S’il y a bien un sujet capable de paralyser un service entier lors d’une mise à jour de suite bureautique, c’est celui-ci.

Chaque entreprise possède ses propres « fichiers monstres » : ce fameux classeur Excel de la comptabilité, de la production ou des RH, créé il y a dix ans, truffé de macros VBA complexes, et dont plus personne ne sait vraiment comment il fonctionne (parce que le tech ou le contrôleur de gestion qui l’a codé est parti depuis longtemps à la retraite. Et bien entendu personne ne lui avait demandé de le documenter, hein?).

Même si la syntaxe globale du VBA évolue peu, changer de version d’Office (surtout si vous passez d’une version locale 2021 à une version 64 bits de Microsoft 365 ou à une alternative comme LibreOffice) peut casser des liaisons, des contrôles ActiveX ou des fonctions spécifiques.

La marche à suivre :

  1. Identifiez les fichiers critiques : Demandez aux différents services quels sont leurs documents Excel ou Access indispensables au quotidien.
  2. Testez en bac à sable (Sandbox) : Montez un poste de test avec la future solution bureautique (Office 2024, Microsoft 365, ou open-source) et demandez aux utilisateurs « référents » de lancer leurs macros et de valider les résultats.

Mieux vaut corriger une ligne de code VBA maintenant, plutôt que de gérer des dizaines de tickets de support un lundi matin de migration. Quiconque a déjà dû débugger une macro Excel qui utilise des API Windows obsolètes un matin de déploiement sait de quoi on parle.

3. Les 3 voies de migration possibles : quelle stratégie adopter ?

Une fois l’état des lieux terminé, il est temps de choisir votre camp. Pour remplacer Office 2021, trois grandes philosophies s’affrontent. Chacune a ses avantages, ses contraintes et son modèle économique.

☁️ La transition « naturelle » : Microsoft 365 (Le SaaS)

C’est la voie royale poussée par Microsoft. On quitte le modèle de la licence définitive pour entrer dans l’ère du logiciel en tant que service (SaaS).

  • Les Plus : Déploiement et centralisation simplifiés au maximum via le portail admin, intégration native avec Teams et OneDrive, et surtout : des logiciels toujours à jour. Fini les grandes vagues de migration tous les 3 ou 5 ans.
  • Les Moins : Vous passez sur un modèle de facturation récurrent (abonnement mensuel ou annuel par utilisateur). Si vous arrêtez de payer, vos utilisateurs ne peuvent plus modifier leurs documents. La dépendance au cloud est totale.

🖥️ La résistance locale : Office 2024 / LTSC 2024

Pour ceux qui refusent catégoriquement le modèle locatif ou qui gèrent des parcs de machines isolés (postes de production industrielle, PC hors ligne par sécurité), Microsoft a tout de même sorti Office 2024 / LTSC 2024.

  • Les Plus : On reste sur une licence perpétuelle « classique ». Vous payez une fois, et le logiciel vous appartient. Pas besoin d’une connexion internet permanente pour valider les droits.
  • Les Moins : Attention au piège ! Le support de cette version 2024 est lui aussi calé sur 5 ans maximum. En clair, vous achetez une licence aujourd’hui, mais vous vous donnez rendez-vous dans quelques années (en 2029) pour un nouveau chantier de migration. De plus, certaines fonctionnalités d’IA ou de collaboration en temps réel y sont absentes.

🐧 L’alternative Open-Source : LibreOffice, FreeOffice ou OnlyOffice

C’est l’option de l’émancipation. Si vous avez des budgets serrés, une politique RSE axée sur le logiciel libre, ou simplement l’envie de sortir du monopole de Redmond, c’est une option très sérieuse et plus du tout marginale.

  • LibreOffice : Le grand classique, robuste, idéal si vos utilisateurs ont l’habitude des interfaces traditionnelles. En cas de fichier complexe (VBA etc) c’est un choix raisonné.
  • FreeOffice : À l’instar de ses concurrents, il possède juste un tableur, un outil de traitement de texte et un programme de présentation, pas de superflus.
  • OnlyOffice : C’est la solution qui monte en puissance dans les SI, notamment pour sa compatibilité bluffante avec les formats Microsoft (.docx, .xlsx, .pptx) et ces options de colaboration. Elle a l’avantage de proposer une immense flexibilité dans son déploiement :
    • 🛠️ Les trois visages d’OnlyOffice :
      • La version locale (Desktop Editors / Client lourd) : Une application gratuite à installer sur les postes (Windows, Mac, Linux). L’interface par « onglets » est ultra-moderne et ne dépaysera pas du tout les utilisateurs habitués à Microsoft Office.
      • La version Cloud (SaaS / client léger) : Hébergée par OnlyOffice, elle permet de collaborer en temps réel sur les documents directement depuis un navigateur web, à la manière d’un Google Docs.
      • La version Auto-hébergée (On-Premise) : C’est le Saint-Graal pour les admins sys qui veulent garder le contrôle total de leurs données. Vous pouvez installer OnlyOffice Docs sur votre propre serveur (via Docker, par exemple) et l’intégrer nativement à votre instance Nextcloud, Seafile ou OwnCloud. Vous obtenez ainsi une suite collaborative ultra-puissante, sans qu’aucune donnée ne sorte de votre infrastructure.

Le point de vigilance : Quelle que soit l’alternative open-source choisie, le principal défi ne sera pas technique, mais humain. Il faudra impérativement prévoir une phase d’accompagnement au changement pour former les utilisateurs aux subtilités de l’interface et aux nouveaux raccourcis. Ne les laisser pas seul devant leur écran !

Conclusion : Anticiper pour ne pas subir

La fin de support d’Office 2021 le 13 octobre 2026 n’est pas une simple formalité technique poussée par le calendrier de Microsoft. C’est un véritable carrefour stratégique pour votre système d’information ou votre organisation personnelle.

Choisir entre la bascule définitive vers le cloud avec Microsoft 365, la fidélité au local avec Office 2024, ou le grand saut vers la souveraineté de l’Open-Source avec des solutions comme OnlyOffice ou LibreOffice n’est pas anodin. C’est une décision qui impactera vos budgets, la sécurité de vos données, mais aussi le quotidien de vos utilisateurs.

Le pire choix reste l’immobilisme. Attendre le dernier moment, c’est s’exposer au stress des déploiements de dernière minute, aux blocages de macros critiques le lundi matin et, à terme, à des vulnérabilités de sécurité majeures. La date butoir peut sembler lointaine, mais entre la planification budgétaire, les phases de tests en bac à sable et l’accompagnement des équipes, le bon moment pour agir, c’est maintenant.

💬 À vous la parole !

Et de votre côté, comment abordez-vous cette échéance de 2026 ?

  • Votre structure a-t-elle déjà planifié sa migration vers le Tout-Cloud ?
  • Êtes-vous de ceux qui comptent résister sur site avec la version LTSC 2024 ?
  • Ou profitez-vous de l’occasion pour basculer sur une solution alternative et auto-hébergée comme OnlyOffice ?

Partagez vos retours d’expérience, vos doutes ou vos astuces de déploiement dans les commentaires !

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Cédric Ougier

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