Salut les baroudeurs du binaire et les explorateurs du web ! aujourd’hui je vous parle QR Code. Soyons honnêtes deux minutes : c’est moche. C’est pratique, mais esthétiquement, c’est aussi excitant qu’une doudoune au mois d’aout.
Vous avez peut être vu des QR Code généré par IA comme Stable Diffusion. Le résultat est visuellement bluffant, on dirait de vraies illustrations qui, par magie, pointent vers une URL.
Aujourd’hui, je vous propose de revenir aux sources. On va laisser les GPU tranquilles et ressortir nos vieux manuels de maths. On va parler d’élégance algorithmique, de « Pixel Perfect » et de bidouille de haut vol avec un outil qui m’a tapé dans l’œil : QArt Coder.
Cet outil est développé par un cador de la tech, Russ Cox. C’est le Tech Lead de l’équipe du langage Go chez Google. Le gars ne fait jamais les choses à moitié. Quand il a décidé de s’attaquer à la personnalisation des QR Codes, il a regardé comment les « autres » faisaient, et il a tout repensé.
La méthode « Sale » vs La méthode « Propre »
Pour comprendre le génie du truc, il faut comprendre comment on met habituellement un logo dans un QR Code.
La méthode classique (celle que 99% des générateurs en ligne utilisent), c’est du bricolage. Le QR Code possède un système de correction d’erreur (l’algorithme de Reed-Solomon) qui lui permet d’être lisible même s’il est un peu abîmé ou sali. Les générateurs classiques profitent de cette tolérance : ils collent votre logo en plein milieu du code, comme une brute, en masquant les données. En gros, ils « cassent » le code volontairement et comptent sur le lecteur de QR pour « deviner » les parties manquantes grâce à la redondance. Ça marche, mais c’est techniquement « sale ». C’est comme rayer un CD et espérer que le lecteur saute au bon endroit.
Russ Cox, lui, a pris le problème de front. Plutôt que de casser le code et de prier pour que ça passe, il a utilisé les mathématiques pures pour manipuler les bits de redondance. Concrètement ? Il ne colle pas une image sur le code. Il fait en sorte que les pixels « inutiles » (ceux qui servent à la correction) s’arrangent mathématiquement pour dessiner l’image, tout en restant des données 100% valides. Il n’y a pas d’erreur à corriger, car l’image EST le code. C’est la classe tout simplement.
Comment on fait ? (Tuto Express)
Pas besoin d’avoir un Doctorat en maths, l’outil est accessible via une interface web ultra simple.
- Rendez-vous sur QArt Coder.
- L’image source : C’est là que tout se joue. Oubliez les dégradés complexes ou les photos HD. Il faut penser « Rétro ». Privilégiez des images très contrastées, du noir et blanc pur, ou mieux : du Pixel Art.
- L’upload : Chargez votre image.
- La bidouille : Jouez avec les sliders. Vous pouvez déplacer l’image, gérer le « dithering » (le tramage) pour simuler des niveaux de gris avec des points noirs.
- Le résultat : Un QR Code valide, lisible par n’importe quel smartphone, qui intègre votre visuel dans sa propre structure.
Le look final est très « Glitch Art », très cyber-punk des années 90. C’est moins lisse que l’IA, mais ça a une âme. Chaque pixel est là par nécessité mathématique, pas par hasard probabiliste.
L’Astuce du « Routard IT » : Le CV Mystère
C’est là que je voulais en venir. J’ai testé le truc avec ma propre tête (voir l’image qui illustre cet article). Le résultat est ce visage pixelisé, un peu fantomatique, encodé directement dans la matrice.
Et là, j’ai eu une idée pour vous, chers lecteurs qui cherchez peut-être à pimper votre CV ou votre portfolio.
On sait tous que mettre une photo sur un CV, c’est un débat sans fin. Faut-il en mettre une ? Est-ce que ça crée des biais ? Est-ce que ma tête revient bien à l’impression ?
Et si vous ne mettiez pas de photo… mais un QArt Code ?
Sur votre CV, un QR Code propre, stylisé, qui semble dessiner vaguement un visage en pixel art. C’est intrigant. Le recruteur, curieux, sort son téléphone.
- Premier effet Kiss Cool : Il voit que vous maîtrisez des outils tech originaux (c’est pas le QR Code de Tata Suzanne généré sur un site gratuit bourré de pubs).
- Deuxième effet Kiss Cool : Le QR Code renvoie vers votre portfolio, votre GitHub ou votre LinkedIn.
- Troisième effet Kiss Cool : Visuellement, vous avez imposé votre marque sans plaquer une photo d’identité classique qui fait souvent « passeport » ou « ex-détenu ».
C’est une manière subtile de dire : « Je suis là, j’ai de la personnalité, et je sais jouer avec la data. » C’est sûr, ça ne remplacera pas la fluidité de ControlNet pour les campagnes marketing grand public, mais pour nous, les puristes, les amoureux du code bien fait et du « low-tech » intelligent, c’est un incontournable.
Pour les plus courageux qui veulent comprendre comment le pivot de Gauss permet de manipuler la redondance Reed-Solomon sans casser la structure du masque QR… Russ a tout détaillé sur sa page de recherche. Prévoyez de l’aspirine et du café, c’est du brutal! (tu as la ref, là?!)


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