Windows Server 2025 : Libérez enfin la vitesse de vos SSD NVMe (Le fix caché)

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C’est le genre de surprise désagréable dont tout administrateur système se passerait. Vous déployez la dernière mouture de l’OS serveur de Microsoft, Windows Server 2025 (ou même Windows 11 24H2), sur un matériel récent équipé de SSD NVMe ultra-rapides.

Vous lancez un benchmark (comme CrystalDiskMark) ou une copie de fichiers massive (avec Robocopy, évidemment !), et là, c’est la douche froide. Les débits, surtout en écriture aléatoire (4K), sont catastrophiques, parfois inférieurs à ceux d’un vieux SSD SATA.

Le coupable ? Une modification « sous le capot » de la gestion du stockage par Microsoft dans ces nouvelles builds. Mais heureusement, la communauté a trouvé un « interrupteur » caché dans le registre pour régler le problème.

Le problème : Une nouvelle pile de stockage qui déraille

Sans entrer dans des détails trop bas niveau (Microsoft reste discret sur le sujet), il semble que les dernières versions de Windows aient introduit des changements dans la manière dont les I/O (entrées/sorties) NVMe sont gérés, possiblement en lien avec des fonctionnalités de sécurité renforcées (comme VBS) ou une tentative d’optimisation du « Storage Stack Bypass » qui a mal tourné.

Le résultat est une latence accrue et un effondrement des performances sur de nombreux contrôleurs NVMe populaires (Samsung, WD, etc.).

La solution : Une clé « Feature Management »

La solution qui circule actuellement dans les cercles d’experts est une clé de registre qui agit comme un « override » (une surcharge) sur une fonctionnalité interne de Windows.

Il s’agit d’ajouter une valeur DWORD spécifique dans la ruche dédiée à la gestion des fonctionnalités Microsoft.

⚠️ Avertissement important :

Nous touchons ici au registre système sur un système d’exploitation récent. Comme toujours avant ce type de manipulation :

  1. Assurez-vous d’avoir une sauvegarde complète de votre serveur.
  2. Testez cette commande dans un environnement de lab/pré-production avant de l’appliquer en production.

La commande magique

Voici la commande à exécuter pour appliquer le correctif. Elle doit être lancée dans une Invite de commande (CMD) en tant qu’administrateur.

Extrait de code

Windows Registry
reg add HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Policies\Microsoft\FeatureManagement\Overrides /v 1176759950 /t REG_DWORD /d 1 /f

Décryptage :

  • reg add : L’outil pour ajouter une clé.
  • HKEY_LOCAL_MACHINE\...\Overrides : L’emplacement critique où Windows vérifie les surcharges de fonctionnalités.
  • /v 1176759950 : C’est le GUID (l’identifiant unique) de la fonctionnalité fautive que nous ciblons.
  • /t REG_DWORD /d 1 : On crée une valeur numérique fixée à « 1 » (qui signifie souvent « activer l’override » ou « désactiver la fonction »).
  • /f : Force l’ajout sans demander confirmation.

Pour les adeptes de PowerShell

Si vous préférez utiliser PowerShell (toujours en admin), voici la commande équivalente :

PowerShell
New-ItemProperty -Path "HKLM:\SYSTEM\CurrentControlSet\Policies\Microsoft\FeatureManagement\Overrides" -Name "1176759950" -Value 1 -PropertyType DWORD -Force

Et ensuite ?

Une fois la commande passée, il n’y a qu’une seule chose à faire : Redémarrer le serveur.

Le changement n’est pris en compte qu’au prochain boot. Après le redémarrage, relancez vos tests de performance. Vous devriez constater un retour à la normale des débits et de la latence de vos précieux NVMe.

C’est le genre de « fix » qu’on espère voir intégré nativement via une mise à jour Windows Update rapidement, mais en attendant, cette clé de registre sauve la mise.

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