Salut ! Si tu es fan de LitRPG comme moi, tu as probablement déjà entendu parler de la nouvelle série télévisée Dungeon Crawler Carl en préparation chez Peacock. Bonne nouvelle : tu n’es pas le seul à être enthousiaste. Mauvaise nouvelle : il y a quelques trucs qui méritent qu’on en parle sérieusement.
Un succès en quatre dimensions
Alors, contexte rapide pour ceux qui auraient zappé : Dungeon Crawler Carl, c’est la série LitRPG qui a explosé en popularité ces dernières années. Matt Dinniman, l’auteur, a réussi quelque chose de dingue : transformer une histoire de web-fiction en phénomène multimédia. On parle de livres papier, de versions numériques, de livres audio… et bientôt du live-action.
Ce que j’aime vraiment chez cette franchise, c’est sa flexibilité. Quand la version audio est sortie avec Jeff Hays à la narration, c’était déjà magique. Hays a littéralement donné une âme à chaque personnage excentriques de l’histoire. Dans la version française c’est Sylvain Agaësse qui a relévé le défis. Il a clairement su reprendre et faire vivre cette aventure. Et tu sais quoi ? Les livres audio se vendent mieux que les versions papier maintenant. C’est fou, mais ça prouve qu’il y a une vraie demande.
Le défi du live-action
Voilà où ça devient intéressant (et un peu stressant). Fuzzy Door a choisi de faire du live-action plutôt que de l’animation. C’est un pari. Et honnêtement ? Je comprends les inquiétudes.
Jeff Hays a déjà été confirmé pour prêter sa voix à la Princesse Donut. Génial. Mais reste-t-il pour les autres rôles ? Là, c’est la question qui tue. Les fans, on s’attache à ces voix. Quand tu écoutes des centaines d’heures de narration, la voix des personnages devient leur voix ? Engager d’autres acteurs pour des rôles majeurs, c’est risqué. Ils devront non seulement avoir la bonne tête, mais aussi la bonne voix.
Dinniman lui-même l’a dit au Comic-Con : sans Jeff, ça aurait été compliqué. C’est dire l’importance du type.
Animation vs Live-action : le débat qui divise
Entre toi et moi ? Une série animée aurait probablement été plus simple à réussir. Pourquoi ? Parce que tu peux intégrer les voix de Jeff sans problème, garder l’absurdité visuelle du truc intacte, et éviter tous les pièges du live-action.
Mais bon, Fuzzy Door a ses raisons, et il faudra beaucoup d’effets spéciaux pour recréer l’atmosphère chaotique des niveaux du donjon. Au moins, ça laisse de la marge pour que Jeff enrichisse la série bien au-delà d’un seul personnage.
Pirateaba, l’auteur de The Wandering Inn, a confié une angoisse similaire il y a peu : adapter un LitRPG complexe, c’est casse-tête. Les personnages sont trop riches, l’univers trop détaillé. Beaucoup d’adaptations de bouquins fantastiques ont échoué pour moins que ça.
Le problème Peacock
Soyons directs : Peacock, c’est pas Netflix. À part quelques séries Marvel, personne n’en parle vraiment autour de la machine à café. Et là, tu dois te poser la question : est-ce que Dungeon Crawler Carl est suffisamment bankable pour convaincre les gens d’ajouter un autre abonnement à leur liste ?
Perso, je n’ai pas Peacock Premium. Et sans essai gratuit, je dois avouer que j’hésite. Si la série diffuse les épisodes semaine par semaine, l’audience des premiers épisodes risque d’être décevante jusqu’au finale. C’est un vrai problème stratégique.
Le futur du genre
Malgré mes doutes, je suis optimiste pour le LitRPG en général. Ce genre a un potentiel énorme. Critical Role avec Vox Machina a prouvé qu’on pouvait faire de l’animation adulte et complexe avec succès. Si Dungeon Crawler Carl décolle, ce sera le coup de pouce dont la communauté a besoin pour que d’autres histoires reçoivent le traitement audiovisuel qu’elles méritent.
L’avenir des adaptations LitRPG ? C’est entre les mains de cette série. À toi de la regarder.


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