Si vous utilisez un Raspberry Pi comme serveur 24h/24, vous savez que la carte SD est son talon d’Achille. Entre les écritures de logs et les bases de données, elle finit souvent par rendre l’âme. Pour ma part c’était tout les six mois, changement de carte, j’avais toujours une copie d’avance. Sur les modèle récent on peut installer un disque SSD ou même une NVME. Mais sur un Raspberry PI modèle B ce n’est pas possible. J’ai longtemps chercher comment faire pour éviter cette dépense. Aujourd’hui, je vous explique comment j’ai déplacé le « cerveau » de mon Raspberry Pi sur une clé USB, tout en gardant la carte SD uniquement pour l’allumage.
Le concept : Le Boot Mixte
Le Raspberry Pi (surtout les anciens modèles comme le Model B) a besoin de la carte SD pour démarrer (partition /boot). Mais une fois lancé, on peut lui dire de travailler exclusivement sur une clé USB (partition /).
Résultat : la carte SD ne s’use plus, et vous gagnez en stabilité. (et vous pouvez recycler une vieille clef USB).
Étape 1 : Préparer la clé USB (Le partitionnement)
Ne faites pas l’erreur de formater la clé d’un bloc ! Pour que le Pi reconnaisse la clé à coup sûr, il faut une table de partition propre.
- Connectez votre clé et repérez-la avec
lsblk(souvent/dev/sda). - Créez une partition Linux :
sudo fdisk /dev/sda- Formatez la nouvelle partition :
sudo mkfs.ext4 /dev/sda1Étape 2 : Le grand déménagement (Rsync)
On va copier l’intégralité de votre système actuel vers la clé USB.
sudo mkdir /mnt/cleusb
sudo mount /dev/sda1 /mnt/cleusb
sudo rsync -axv --progress --exclude='/mnt/*' --exclude='/proc/*' --exclude='/sys/*' --exclude='/dev/*' --exclude='/run/*' / /mnt/cleusb/Note : Sur un vieux Pi, cette étape peut prendre 30 à 45 minutes. Prenez une boisson chaude ☕.
Étape 3 : Identifier la clé (Le PARTUUID)
C’est l’étape pour éviter que le Pi ne se perde au démarrage. On récupère l’identifiant unique de la partition USB :
lsblk -o NAME,PARTUUIDNotez le code de sda1 (ex: 1bdef871-01).
Étape 4 : Modifier l’ordre de boot
On modifie le fichier de configuration de démarrage sur la carte SD :
sudo nano /boot/firmware/cmdline.txtRemplacez la partie root=PARTUUID=... par votre nouvel identifiant et ajoutez un délai pour laisser la clé « se réveiller » : root=PARTUUID=1bdef871-01 rootdelay=10
Étape 5 : Le redémarrage de vérité
Lancez un sudo reboot. Si tout fonctionne, la commande df -h devrait vous montrer que votre partition racine / fait maintenant la taille de votre clé USB !
Conclusion
Mon Raspberry Pi est maintenant « immortel ». La carte SD est protégée et toutes les opérations lourdes se font sur la clé USB. C’est une étape indispensable pour tout projet d’auto-hébergement sérieux.


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